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L'association Aurore

Le 22 février 2017 |

Historique de Aurore

Anne Marie Davaux, historienne s’est penchée sur l’histoire de l’association Aurore, née en 1871, dans le 15ème arrondissement de Paris.

Le 9 juin 1872 après plus de 25 années de projets qui ne peuvent aboutir et en retard sur de nombreux pays européens, la Société Générale pour le Patronage des Libérés, SGPL, à l’origine de l’association Aurore, est créée par arrêté à Paris.

La fondation de la SGPL et la rédaction des statuts sont dus à Jules de Lamarque, chef de bureau au Ministère de l’Intérieur, qui restera son organe de tutelle jusqu’en 1911. L’objet social est ainsi défini : 

« La société a pour but de ramener aux habitudes d’une vie honnête et laborieuse, les libérés adultes de l’un ou l’autre sexe qui, à la suite d’une enquête approfondie, lui paraissent susceptibles de revenir au bien »

Dès 1875, le 4 novembre, la SGPL est reconnue d’utilité publique.

Ses deux premiers présidents Léon Lefébure et René Bérenger, l’un et l’autre  parlementaires et anciens membres de divers gouvernements vont marquer et orienter la société. Le premier veut une œuvre catholique, le second une œuvre laïque. En 1879, après un violent conflit, la position de René Bérenger est retenue par le conseil d’administration. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Dans un premier temps, la SGPL s’efforce de procurer du travail aux libérés et leur accorde une assistance matérielle sous forme de bons pour le logement et les repas.

En 1877, un premier centre d’hébergement avec trois ateliers est ouvert pour les hommes dans le 15ème arrondissement. Quelques années plus tard un centre avec atelier est ouvert pour l’accueil de femmes.

En 1891, la SGPL ouvre, rue des Cévennes – locaux dans lesquels Aurore est toujours présente – un nouveau centre plus particulièrement destiné à l’accueil des libérés conditionnels.

La Première Guerre mondiale entraîne la réduction des effectifs et celle des moyens financiers,  et particulièrement la diminution de la subvention d’Etat. La situation demeure fort précaire après la guerre et conduit à la fermeture en 1926 de l’établissement pour les femmes. La crise des années 1930 aggrave la situation, une partie des locaux de la rue des Cévennes est alors louée.

Après  une fermeture durant la  Seconde Guerre mondiale, la SGPL, reprend en 1946 son activité, d’une part, sous l’égide de la Légion de Marie, communauté catholique, et d’autre part, sous l’impulsion d’Albert Lévêque, contrôleur général de l’armée.

… Pierre Bap deviendra le président en 1953 […] il va définir les nouvelles orientations, notamment vers le médico-social.

Avec une soixantaine de bénévoles et deux pères franciscains à partir de 1951, et dans des locaux délabrés, sortants de prison et clochards vont être accueillis. Parmi les bénévoles, Pierre Bap qui deviendra le président en 1953. Pendant une trentaine d’années, il va définir les nouvelles orientations, notamment vers le médico-social, multiplier les ouvertures de centres, solliciter et obtenir les appuis et les aides financières nécessaires à ce développement.

Le 21 juin 1965, un nouveau centre comportant un hôpital de jour et un dispensaire d’hygiène mentale est inauguré.

La présence catholique prend définitivement fin en 1966. Seule,  la grande fresque réalisée en 1953 dans  la chapelle désaffectée la rappelle.

Le 29 juillet 1967, par décret du premier ministre, la société générale pour le patronage des Libérés devient l'association Aurore. Ses statuts sont modifiés, son objet social devient désormais : 

« La réadaptation sociale et professionnelle des personnes que la maladie, l’isolement, les détresses morales ou matérielles, un séjour en prison ou à l’hôpital ont privées d’une vie normale ».

 

Présentation de l'association

 

 

Créée en 1871, l’association Aurore héberge, soigne et accompagne près de 30 000 personnes en situation de précarité ou d’exclusion vers une insertion sociale et professionnelle.

Reconnue d’utilité publique depuis 1875, Aurore s’appuie sur son expérience pour proposer et expérimenter des formes innovantes de prises en charge, qui s’adaptent à l’évolution des phénomènes de précarité et d’exclusion.

L’association travaille en partenariat avec l’Etat, les collectivités locales, les régions, les départements et les communes. Le dialogue avec les autorités qui financent les actions est permanent, en cohérence avec les besoins recensés sur ses territoires d’intervention. Aurore intervient principalement en Île-de-France et dans 5 autres régions (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Auvergne-Rhône-Alpes, Grand-Est, Hauts-de-France et Pays-de-la-Loire).

Organisées autour de trois missions, hébergement, soin et insertion, ses activités sont multiples : maraudes, accueil et l’hébergement de personnes en situation d’addiction, activités de réinsertion sociale et professionnelle à destination de personnes en rupture d’emploi ou handicapées, hébergement et accompagnement de femmes victimes de violences, soins de personnes en situation de précarité, hébergement et accompagnement de personnes en souffrance psychique, …

Données Clefs
  • 16 arrondissements parisiens
  • 49 villes
  • 14 départements
  • 6 régions
  • 29 000 personnes accueillies en  2015
  • 1 660 salariés
  • 620 bénévoles
  • 160 activités et services
  • 106 M d’€ de budget en 2015

Nos engagements et orientations

L’association Aurore promeut un accueil inconditionnel et un accompagnement non seulement individuel, mais global. L’accompagnement doit être adapté à chaque individu, mais dans une approche globale de la prise en charge.

Si l’hébergement est le préalable de toute démarche d’insertion, notre approche pluridisciplinaire mobilise les compétences de l’association dans les domaines sanitaire, social, de la formation ou de l’insertion. Cela nous conduit à promouvoir des approches transversales au sein de l’association, pour mobiliser les différentes expertises des services.

Les équipes sont en recherche permanente d’innovation, pour mieux répondre aux nombreuses formes de l’exclusion. Cette recherche se conduit avec les personnes accueillies elles-mêmes, leurs familles, les équipes de terrain, les citoyens associés à nos projets et nos partenaires. Elle nous amène à proposer régulièrement de nouveaux dispositifs et à revisiter nos différents projets d’établissement.

Nous concevons nos interventions de façon pragmatique, à l’abri des préjugés, forts de nos principes humanistes, laïques et solidaires.

Par ailleurs, le Siège pilote et met en œuvre les orientations stratégiques et la vision d’Aurore définies par le Conseil d’Administration, instance décisionnelle de l’association.

 

Organisation et Gouvernance

Une organisation réactive et souple

Aurore fonctionne en mode décentralisé et donne aux directions de pôle et aux services les moyens – délégations, encadrement, administratifs – du pilotage de leur projet de service. Les échanges de pratiques, la capitalisation et la mutualisation des ressources entre services et entre pôles sont favorisés.

Le dialogue avec les autorités qui financent les actions est permanent, en cohérence avec les logiques des politiques publiques des territoires couverts.

Le Siège est le lieu d’animation de la politique associative, de coordination des actions et un lieu ressource en conseils, soutien, contrôle et consolidation sur les questions de gestion des ressources humaines, de gestions administrative et financière, de qualité, de juridique et de communication.

Organigramme de Direction 

Le directeur Général : Eric Pliez

Avant de prendre la direction d’Aurore, cet éducateur spécialisé de formation, titulaire du CAFDES, fut directeur général de l’APRAE (Association pour Recherche d’Alternatives à l’Exclusion),  association qu’il a co-fondée en 1985. Depuis octobre 2013, il préside le Samusocial de Paris. Il est également, le président du Samusocial de Paris et membre du Bureau de la Fas (Fédération des acteurs de la solidarité).

Le conseil d’administration

L’association est administrée par un conseil qui se réunit au moins trois fois par an, notamment pour :

  • Décider de la stratégie et des grandes orientations de l’association, dans le respect de ses buts,
  • Arrêter les budgets ainsi que les comptes annuels.

Le Bureau 

  • Pierre COPPEY, Président
  • Xavier HUILLARD, 1er Vice-Président
  • Maurice MALLET, 2ème Vice-Président
  • Pierre ABGRALL, Secrétaire Général
  • Sylvain DURANTON, Trésorier
  • François FASSY, Trésorier adjoint

Les autres membres 

Dino Belkacem, Sibylle Bertail, Jean Blocquaux, Gladys Bournique, Pierre-Michel Chaudru, Ghislaine de Chevigny, Richard Debauve, Françoise Foret, Philippe Goujon, Hélyette Lefevre, Anne-Marie Maffre-Sabatier, Catherine Meut, Jacques Toubon.