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Sortie du film "Nos vies formidables"

La renaissance d'une jeune femme poly-toxicomane

« Nos vies formidables » raconte l’histoire de renaissances ou de « naissances » tout court. Margot, jouée merveilleusement bien par Julie Moulier, est une jeune femme poly-toxicomane pour qui le désir d’arrêter de consommer est plus fort que celui de se détruire.

Margot arrive dans une demeure qui sera, pendant tout le film, le berceau de cette renaissance : un centre de traitement des addictions. Il fait froid, au cœur de l’hiver, tout est glacé y compris l’âme et l’esprit de nos personnages qui espèrent après le sevrage pouvoir se réchauffer.

Un groupe de patients, tous différents, mais tellement semblables dans l’addiction, découvrent les groupes de thérapie, le travail avec la famille, les arts martiaux, l’entraide, l’amitié, l’amour, la verbalisation des émotions, la relation aux « counsellors » (thérapeutes), le rire... En somme tout ce qui constitue le premier des remèdes : le lien.

Le modèle Minnesota

Fabienne Godet qui a déjà réalisé plusieurs films dont « Une place sur la terre » en 2013, emmène dans « Nos vies formidables » le spectateur au cœur de ce travail thérapeutique, le modèle anglo-saxon dit « Minnesota ». Ce modèle est issu des thérapies cognitivo-comportementales et largement inspiré des groupes d’entraide Alcooliques Anonymes/ Narcotiques Anonymes, il propose l’abstinence comme moyen pour changer. Seules 4 structures en France travaillent avec ce modèle, dont les 2 centres de l’association Aurore : CSAPA de Bucy le long « la maison de kate » et la Communauté Thérapeutique d’Aubervilliers.

L’immersion de la réalisatrice

Pour y parvenir la réalisatrice a multiplié les rencontres avec des usagers devenus abstinents, s’est faite accompagner par Regis Ribes ancien counsellor, qui joue son propre rôle.

Elle s’est également immergée plusieurs semaines à la Communauté thérapeutique d’Aubervilliers en participant à chaque activité thérapeutique.

« Je rêvais d’un tournage ouvert aux imprévus...j’imaginais une fiction qui puisse offrir une part d’imprévisible comme le documentaire » Fabienne Godet.

 En effet son film est à la jonction du cinéma du théâtre et du documentaire. Jean-Luc Godard disait « vérité du cinéma ou cinéma vérité, le cinéma c’est 24 images par secondes » nous y sommes : Fabienne Godet a réalisé un film formidable !

Lara Gaignault

Infos : 

Avant première le 5 mars à 19h30 au MK2 Odéon : 7 rue Hautefeuille 75006 Paris 

Sortie le 6 mars

Réalisation : Fabienne Godet 

Dossier de presse 

 

Mots clefs associés : toxicomanie    Addictions