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Les emplois d'avenir sont au centre du premier billet d'humeur d'Eric Pliez

Le 26 mai 2013 | Actualités - Tribunes -

Pour son premier billet d'humeur, Eric Pliez, directeur général d'Aurore aborde le sujet des critères trop exclusifs des contrats d'avenir  

À Aurore, nous signerons un premier emploi d’avenir dans quelques jours. Adhérent de la Fnars, nous nous sommes engagés dans la mise en place de ces contrats soutenue par notre fédération. En 2013, 20% seulement des objectifs que s'est fixé le gouvernement (100000 emplois d'avenir) devraient être atteints. La montée en charge des emplois d’avenir patine, pourquoi ?

Nos hypothèses :

Aller au-devant des exclus de l'école, des décrocheurs car eux ne demandent plus rien. Il faut les convaincre de l'intérêt d'un "vrai" emploi. Qui doit le faire ? Les associations d'insertion, les missions locales ? Peu importe, mais ce lien est indispensable. Par ailleurs, les problèmes d'articulation entre les jeunes, les missions locales et les employeurs sont réels. Il faut des interfaces entre ces trois acteurs.

Si le bac donne une clef, tous ne trouvent pas la serrure.

Face aux critères exigés pour entrer dans le dispositif, nous nous sommes entendu dire : « Prenez un CUI ça sera plus simple ». Entre les Contrats Uniques d'Insertion (CUI), les volontaires en service civique, les stagiaires des écoles de travail social, nous sommes déjà fortement sollicités. Les arguments qui convaincront nos directeurs de s'engager dans les emplois d'avenir restent donc à construire.

Enfin, les jeunes embauchés en emploi d’avenir doivent impérativement être non bachelier. Or, si le bac donne une clef, pour autant tous ne trouvent pas la serrure. Nous considérons qu'au-delà du diplôme, il faut tenir compte du contexte social dans lequel vivent les jeunes : à Aurore, parmi les quelques 4000 jeunes que nous accompagnons chaque année, 33% sont bacheliers et pourtant en grande difficulté (rupture familiale, sans toit...). Un examen des situations individuelles, où le critère diplôme ne sera pas le seul, nous semble nécessaire.

Si quelques freins sont levés, nous sommes prêts à accélérer le mouvement car nous sommes persuadés que l'emploi est toujours la clef d'une socialisation et d'une insertion durables.    

Mots clefs associés : Précarité   
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