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L’accueil de jour Rapine, un espace pour souffler quelques heures

L’équipe de professionnels s’emploie à faciliter le parcours des demandeurs d’asile

Ouvert en mars 2018 par Aurore, Rapine est un accueil de jour pour hommes majeurs isolés demandeurs d’asile et sans hébergement dans l’enceinte de l’ancien hôpital St-Vincent de Paul, ouvert tous les jours de la semaine, de 9h à 16h. Visant à fluidifier le parcours des demandeurs d’asile et accélérer l’aboutissement de leurs démarches, il a aussi pour objectif d’éviter la vie à la rue.

Destiné à prendre en partie le relais de l’ancienne « Bulle » de la Porte de la Chapelle, il dispose d’une capacité d’accueil de 125 personnes par jour, désireuses d’obtenir une place d’hébergement et un examen de leur situation en vue de l’obtention du statut de réfugié.

Chaque matin, ce sont plusieurs centaines de personnes qui convergent vers l’entrée de l’accueil de jour, avenue Denfert-Rochereau… un nombre trop important malheureusement, rapporté à celui des places disponibles.

Avec bienveillance, l’équipe explique aux migrants rassemblés devant la porte que chacun pourra entrer – mais pas forcément dans l’immédiat. Un grand nombre d’entre eux devront attendre, quelques semaines peut-être, mais leur tour finira par arriver. Message reçu, puisque la file d’attente se forme dans le calme, avec souvent une bonne dose d’humour distillée par les travailleurs sociaux de l’accueil de jour.

Ceux qui n’auront malheureusement pas pu entrer repartent, après avoir donné rendez-vous à l’équipe de Rapine pour le lendemain matin. Ils reprendront place dans la file d’attente, dans le même ordre que la veille, avec la certitude de pouvoir faire avancer leur situation et leurs demandes dans un avenir proche.

Un accueil de jour pour avancer ou pour souffler

25 personnes environ (selon le nombre de places quotidiennement disponibles) entrent tout d’abord dans le centre, avec l’assurance de se voir proposé un hébergement d’une dizaine de jours en CAES (Centre d’accueil et d’évaluation sociale), après un entretien individuel avec un travailleur social de Rapine. C’est au CAES que leur situation administrative sera examinée. Ils seront ensuite orientés vers d’autres dispositifs d’hébergement : HUDA (Hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile) adapté aux personnes sous procédure Dublin et en procédure accélérée, CADA (Centre d’accueil pour demandeurs d’asile) pour les demandeurs en procédure normale, ou CPH (Centre provisoire d’hébergement) pour les bénéficiaires de la protection internationale.

Les 100 personnes qui les suivent entrent à leur tour dans l’accueil de jour, où elles pourront rester jusqu’à 16h si elles le souhaitent.

L’équipe de 8 salariés, les personnes en service civique et les bénévoles leur y proposent un accueil digne, des réponses à leurs besoins essentiels et à leurs interrogations (hygiène, petit déjeuner et collation, entretiens avec des travailleurs sociaux, questions sur les démarches en vue de l’obtention du statut de réfugié, permanence juridique, cours de français, cours d’informatique…).

L’accueil de jour possède des douches et une laverie, de très nombreuses prises de courant pour charger les téléphones portables, du wi-fi, ainsi que 5 ordinateurs à la disposition des personnes, utiles pour leurs démarches et contacter leurs proches. Une salle de détente leur permet de se reposer après une nuit dans la rue. Plusieurs activités sont également organisées dans le centre (présence bénévole d’un masseur et de 2 ostéopathes, jeux de société, football, badminton, table de ping-pong, babyfoot…).

Mots clefs associés : accueil de jour    Migrants    réfugiés    hébergement d'urgence